

Le sigle MG signifie évidemment Marie-Galante. C’est sur cette île en 2006, alors que Luca Gargano et Gianni Capovilla sont en train de démarrer l’aventure Rhum Rhum, que Luca et son frère Paolo achètent 6000 litres de rhum agricole Bielle distillé en 2003.
Celui-ci est en train de vieillir en ex-fûts de bourbon, et va poursuivre son vieillissement tropical jusqu’en 2012. Seuls 20 fûts resteront au final (sacrée part des anges !!!) et seront embouteillés par Velier en 2012. Cette version est donc un millésime 2003, âgé de 9 ans et titrant 49°.
:
Un nuage de fruits confits (mangue, abricot) se forme assez vite au dessus du verre.
On retrouve plus en profondeur l’odeur d’herbe fraiche.
Ce cher benzaldéhide est également bien présent, ici je dirais sous forme d’amande amère (colle Cléopatre).
Le boisé est si léger qu’il se fait emporter par la couche de vernis qui l’enrobe.
Des touches plus subtiles de verveine et de tilleul nous ramènent au végétal, accompagnées d’une trame finale citronnée.

:
Approche très chaude en bouche.
Plus aqueux que je ne l’imaginais, tiens !
Passage relativement rapide de fruits jaunes, d’abord sous forme de purée, puis compote, avant d’être confits, relevés de poivre gris.
Je ne l’avais pas sur les premières gouttes, mais le raisin sec s’installe petit à petit.
Vient ensuite un flash de miel, puis des arômes d’écorces d’agrumes, principalement oranges et pamplemousse.
On bascule ensuite sur le bois un peu brûlé, hésitant à aller vers la réglisse.
Au final il reste en bouche cette cire d’abeille qui s’éternise et prend même davantage de place au fur et à mesure des gorgées.

Conclusion :
C’est très bon, mais qui s’en étonnera ?
Un peu hype sans doute. Mais si l’on met cela de côté, on passe un très bon moment avec un Bielle gustativement assez facile d’accès.
Peut être un manque de concentration aromatique pour en faire un must have.
